Préparation aux entretiens · 3 min read

Comment bien terminer un entretien d'embauche

L'entretien se passe bien, vous avez répondu aux questions, puis arrive le moment gênant : le recruteur dit "c'est tout pour moi, vous avez des questions ?" Ce que vous faites dans les quatre-vingt-dix secondes suivantes reste en mémoire. L'effet de récence joue pour vous si vous l'exploitez, et contre vous si vous marmonnez "non, je crois qu'on a fait le tour" avant de partir.

Pourquoi la conclusion compte plus qu'elle ne devrait

Les recruteurs sont humains et la mémoire est déséquilibrée. Ils retiennent le début et la fin d'un échange plus nettement que le milieu. Vous ne pouvez pas refaire le début, mais la fin dépend entièrement de vous. Une conclusion sûre et précise peut relever un entretien moyen, et une conclusion fade peut affaiblir un bon entretien.

Le but n'est pas de jouer un rôle. Il s'agit de laisser trois choses : un signal clair que le poste vous intéresse, une raison de votre adéquation, et une idée de la suite. Faites cela et vous aurez exploité l'effet de récence au lieu de le gâcher.

Posez d'abord une vraie question

Quand on vous donne la parole, ne dites jamais que vous n'avez pas de questions. Cela passe pour du désintérêt, même quand vous êtes convaincu. Ayez-en deux ou trois en réserve, et posez celle que la conversation n'a pas déjà tranchée.

Les bonnes questions de clôture regardent vers l'avant :

  • À quoi ressemble la réussite dans ce poste lors des six premiers mois ?
  • Quel sera le principal défi rencontré tôt par la personne recrutée ?
  • Comment décririez-vous le mode de travail de l'équipe une semaine normale ?

Elles font double emploi. Elles vous donnent une information utile et montrent que vous pensez déjà à faire le travail, pas seulement à l'obtenir. Évitez à ce stade les questions sur le salaire ou les congés, sauf si le recruteur a ouvert le sujet.

Exprimez clairement votre intérêt

Après les questions, dites que vous voulez le poste. À voix haute. Un nombre surprenant de bons candidats n'expriment jamais leur intérêt, et les recruteurs remarquent cette absence. Pas besoin d'un discours. Une ou deux phrases qui nomment le poste et une raison concrète :

C'est exactement le type de problème sur lequel je veux travailler, et l'approche de l'équipe correspond à ma façon de travailler. Je serais ravi d'être retenu.

Voilà. C'est direct sans être suppliant. Ce qui sépare la confiance du désespoir, c'est la précision : un candidat qui nomme une vraie raison sonne sûr, tandis que "je prendrais n'importe quoi, j'en ai vraiment besoin" sonne comme un drapeau rouge.

Confirmez la suite et tenez parole

Avant de partir, demandez ce qui se passe ensuite et quand. Un simple "quelles sont les prochaines étapes ?" vous donne un calendrier et vous épargne une semaine à scruter votre boîte mail. S'ils annoncent une décision pour vendredi et que vendredi passe, vous avez désormais un motif de relance.

Puis relancez vraiment. Un court mot de remerciement dans la journée, citant un point précis de l'échange, vous maintient présent pendant la décision. Pas besoin que ce soit long. Il faut que ce soit rapide et précis.

Un dernier point. La meilleure conclusion s'appuie sur un bon milieu : il aide d'arriver en connaissant assez le poste pour poser des questions tranchées et y relier votre expérience. Cette préparation commence par le décodage de l'annonce et sa confrontation à votre CV. Si vous rafraîchissez ce CV, certains génèrent un premier jet depuis leur profil LinkedIn avec un outil comme Postulit pour que l'expérience évoquée dans la salle soit déjà organisée.

Au prochain entretien, planifiez les deux dernières minutes avant d'entrer : une question tournée vers l'avenir, une déclaration claire d'intérêt, une question sur la suite. Voilà une conclusion qui fonctionne.

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