La première heure après la publication d'une offre, c'est le moment où elle reçoit le plus d'attention de l'équipe de recrutement et le moins de candidats. Les alertes emploi servent à vous placer dans cette fenêtre. La plupart des gens les configurent mal, croulent sous des e-mails sans intérêt, et arrêtent de les ouvrir au bout d'une semaine.
Un bon système d'alertes est silencieux la plupart du temps et précis quand il le faut. Voici comment le construire.
Faites tourner des alertes étroites et larges en parallèle
Une seule alerte sur « marketing » renvoie tout et rien. Lancez-en plutôt deux ou trois, à différentes largeurs :
- Étroite : votre intitulé exact plus le lieu, par exemple « chef de produit marketing » à Lyon. C'est votre flux prioritaire. Quand une offre tombe, vous postulez le jour même.
- Large : la fonction sans le niveau, par exemple « marketing » avec un salaire plancher. Elle attrape les postes publiés sous des intitulés auxquels vous n'auriez pas pensé.
L'alerte étroite vous garde rapide sur les correspondances évidentes. La large fait remonter les postes voisins que vous manqueriez, ce qui compte beaucoup si vous changez de métier ou de secteur.
Réglez la fréquence sur quotidienne, sauf pour une
Des alertes instantanées sur une recherche large vont saturer votre boîte et vous apprendre à les ignorer. Mettez la plupart des alertes en résumé quotidien, à parcourir avec le café du matin. Réservez l'alerte instantanée, en temps réel, à votre recherche la plus étroite et prioritaire, celle où postuler une heure plus tôt aide vraiment.
Utilisez les filtres et opérateurs que vous ignorez
La plupart des sites permettent d'exclure des termes et de cumuler des filtres, et presque personne ne s'en sert. Quelques-uns qui rapportent :
- Excluez les mots parasites. Si « senior » pollue sans cesse une recherche de niveau intermédiaire, filtrez-le.
- Fixez le lieu et le rayon. Un rayon de 50 km sur un poste que vous ne feriez qu'en présentiel fait perdre du temps à tout le monde.
- Posez un filtre de date pour ne voir que les offres des dernières 24 heures, pas des republications vieilles de six semaines.
- Ajoutez un salaire plancher là où le site le permet, pour écarter les postes sous votre seuil.
Répartissez vos alertes sur plusieurs sources
Aucun site ne voit toutes les offres. Lancez des alertes sur les grands agrégateurs, sur LinkedIn, et directement sur les pages carrières de cinq à dix entreprises où vous aimeriez vraiment travailler. Les alertes sur les pages d'entreprise sont sous-estimées : ces postes y paraissent souvent avant d'atteindre les agrégateurs, et bien moins de gens les surveillent.
Les alertes LinkedIn ont un second avantage. Quand une recherche enregistrée correspond, vous voyez souvent qui a publié l'offre et si quelqu'un de votre réseau y est lié, ce qui transforme une candidature à froid en candidature à chaud.
Gardez-les à jour
Les alertes se périment. À mesure que votre recherche s'affine et que vous repérez les intitulés réellement employés pour vos postes cibles, réécrivez les alertes en conséquence. Supprimez celles qui n'apportent que du déchet. Deux ou trois alertes bien réglées valent mieux que dix que vous avez appris à effacer à vue.
Quand une bonne offre tombe, la vitesse compte, et ne pas envoyer le même CV générique partout aussi. Adapter vite est plus simple quand votre document de base est déjà propre et lisible par les machines. Si vous construisez le vôtre à partir de votre profil LinkedIn avec un outil comme Postulit, vous l'ajustez par poste en quelques minutes au lieu de repartir d'une page blanche.
Deux alertes étroites, une large, pointées aussi bien sur les pages d'entreprise que sur les grands sites, et un résumé quotidien consulté une fois par jour. Voilà une recherche qui avance pendant que vous dormez.